dimanche 11 janvier 2015

Albert Dupontel : le chien fou du cinéma français a 50 ans

A le voir comme ça, en polaire et jean brut, Air Max Albert Dupontel ressemble à n'importe quel quinquagénaire. Mais face à la caméra, sur un plateau de télé (qu'il fréquente peu souvent) ou mieux, à l'écran, l'homme s'anime, se transforme, pour mettre en scène toutes les folies.
Albert Dupontel, c'est l'histoire d'un ancien faux cancre incapable de rester tranquille sur sa chaise qui s'est essayé à la médecine (qu'il a étudiée durant quatre ans avant de prendre la tangente) avant de débarquer au théâtre. Fils d'un médecin et d'une dentiste, Philippe Guillaume, de son vrai nom, est né dans un milieu favorisé.
Albert Dupontel, le chien fou du cinéma français.
Mais son hyperactivité et son goût pour l'irrévérence lui ont rapidement fait prendre les chemins de traverse. Exclu de l'école maternelle à quatre ans et demi parce qu'intenable, rendu muet à coup de chatterton par un professeur de collège aux méthodes musclées, il parvient jusqu'au bac puis à la fac de médecine, sans pour autant de détacher de cette image de joyeux cancre qu'il trimbale toujours avec lui.
Albert Dupontel sur la scène de l'Olympia pour les trente ans de télé de Patrick Sébastien, en 2004.
"Ces gens-là me touchent", dit-il des Nike Tn Requin Pas Cher marginaux à Métronews, lors de la promo de "9 mois ferme", son dernier film qui a fait un triomphe. L'histoire d'amour impossible entre une juge enceinte (Sandrine Kiberlain, César du meilleur rôle féminin) et un criminel, incarné par Dupontel.
Albert Dupontel et Sandrine Kiberlain, star de 9 mois ferme, l'un des plus gros cartons ciné de 2013.
Cette amour de la marge, accompagné du goût pour le burlesque, façonne le cinéma de l'acteur. Après le one-man-show en 1990 et la rencontre avec Patrick Sébastien, qui le fait connaître et le produit, c'est vers le grand écran qu'il se tourne.
Albert Dupontel et sa compagne, l'actrice Claude Perron.
Déjà, en 1995, dans "Un héros très discret" de Jacques Audiard, Nike Tn l'ancien élève de l'Ecole du théâtre national de Chaillot impressionne, et est nommé au César du meilleur second rôle. Mais c'est avec "Bernie", en 1996, qu'il pose le premier.

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