dimanche 11 janvier 2015

La vidéo de Coulibaly au cœur de l'enquête antiterroriste

Diffusé sur Internet, ce message a été monté après la mort du tueur, Nike Requin ce qui laisse penser à des complicités. Le film fournit de nombreux éléments étayant les pires soupçons sur un réseau structuré.
Deux jours après l'élimination simultanée, dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële et dans une épicerie juive à Paris, des trois terroristes qui ont semé pendant 53 heures l'effroi et la mort, l'enquête hors norme déclenchée par la fine fleur de la police progresse de manière significative. D'ores et déjà, les limiers savent qu'ils doivent éradiquer un réseau hyper venimeux, bien plus structuré qu'ils ne pouvaient le subodorer aux premières heures de leurs investigations. Car les tueurs, a priori bien synchronisés et, pour l'un d'entre eux, formé militairement dans des camps d'entraînement à l'étranger, n'ont rien laissé au hasard.
Avant de finir en «martyr» dans l'Hyper Cacher de la porte TN Requin de Vincennes où il a assassiné quatre otages, Amedy Coulibaly avait ainsi pris soin d'enregistrer une vidéo posthume. D'une durée de 7 minutes et diffusé dimanche matin sur Internet, avant d'être bloqué sur les réseaux sociaux, ce document dans lequel il a été formellement reconnu a été authentifié par les services de renseignements. Véritable pièce à conviction, il livre une mine de renseignements en lien avec les derniers rebondissements du dossier.
Voitures piégées
Dans un montage assez professionnel émaillé de versets du Coran, de lancinants chants religieux et de séquences de fond montrant l'assaut mené vendredi à Paris, Coulibaly dévoile son nom de guerre: «Abou Bassir Abdallah al-Ifrisi, soldat du califat.» Présenté comme l'«auteur des attaques bénies de Montrouge où (il a) exécuté une Nike TN policière le 8 janvier» et de la porte de Vincennes où il se targue d'avoir «exécuté cinq Juifs»

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