dimanche 11 janvier 2015

Ce week-end, ils n'ont pas été «Charlie»

Même s'ils condamnent les attentats, Nike TN certains ne se reconnaissaient pas dans le mot d'ordre des participants aux marches républicaines.
Des Français qui condamnent les attentats, mais réprouvent l'humour de Charlie Hebdo .Des citoyens qui refusent «cet unanimisme émotionnel». Des militants exaspérés à l'idée que François Hollande «puisse tirer profit de ce rassemblement prestigieux». Des fatalistes qui pensent que «c'est trop tard». D'autres qui ne voulaient pas défiler aux côtés de marcheurs aux idées opposées. D'autres enfin, comme les rares clients profitant de ce dimanche de soldes, qui avaient «autre chose à faire»… Être ou ne pas être Charlie, hier, beaucoup se sont posé la question et quelques-uns ont choisi de se placer «à contre-courant du politiquement correct».
Sur FigaroVox, le magistrat honoraire TN Requin Philippe Bilger s'interroge :«Suis-je un citoyen indigne, pour tout dire un salaud, parce que je ne vais pas “me lever contre le terrorisme”, selon l'exhortation du président de la République?» «J'ose soutenir, si cette compétition n'était pas indécente et absurde, avoir éprouvé autant de révolte que quiconque devant ces actes innommables, poursuit-il. Mais y aurait-il une obligation à la fois morale et civique qui contraindrait “l'honnête homme” à se rendre dans ce défilé dominical qui va mêler tant de publics hétérogènes, tant de pensées contradictoires, pour ne pas dire incompatibles, tant d'attitudes conventionnelles, tant d'hypocrisies à tant d'illusions?» La démographe Michèle Tribalat ne veut pas non plus «être Charlie», un slogan qui lui paraît «relever à la fois du romantisme, TN Pas Cher du narcissisme et de l'indécence». «Sur son site, le Mrap dénonce “l'assaut inhumain à la liberté d'expression”, argue-t-elle.

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